Un milieu de vie, un soutien, un espoir...

                                                                      Nos approches d’intervention

Cette approche humaniste tente de mettre l’accent sur les comportements précurseurs et les habitudes de consommation, plutôt que sur la consommation elle-même. S’il est conseillé à la personne d’arrêter sa consommation ou de la diminuer, ce ne sera considéré que comme un moyen parmi tant d’autres de réduire les méfaits. La réduction des méfaits s’adresse à tout usager, qu’il y est dépendance/abus ou pas, car toute consommation peut entraîner des effets néfastes. Le mot clef est réduction et non élimination. Dans cette pratique, il y a une hiérarchisation des objectifs et la balance coût / bénéfices est mise en perspective. Voici quelques exemples de méfaits qui peuvent être occasionnés par la consommation de substances : violence, conflits familiaux, perte d’énergie, perte d’intérêt, risque en lien avec la santé mentale et physique, mode de vie marginalisé… (Bouvrette et Fortin, 2010)

L’entrevue motivationnelle

Dans cette approche, « la responsabilité de changer est laissée à l’individu, les stratégies employées sont plus persuasives que coercitives et reposent davantage sur le soutien que sur l’argumentation. L’objectif global est d’augmenter la motivation intrinsèque du client, comme cela les changements viendront de l’intérieur plutôt que d’être imposés de l’extérieur. » (Bergeron et Tremblay). L’entrevue motivationnelle vise à faire cheminer le patient à travers les cycles du changement .

L’approche cognitivo-comportementale

La thérapie cognitivo-comportementale concerne la réduction des symptômes positifs et négatifs dans les troubles psychotiques. Cette approche a été développée initialement pour le traitement de la dépression par Beck dans les années 1970 (Beck, 1979). C’est dans les années 1990 que l’on a commencé à s’intéresser à la TCC pour les gens souffrant de troubles psychotiques plus spécifiquement pour la schizophrénie résistante aux antipsychotiques. Il s’agit d’une intervention psychologique où le client établit une association entre ses pensées, ses émotions ou actions en lien avec ses symptômes actuels ou passés et/ou son fonctionnement ; et la réévaluation des perceptions, croyances et raisonnement en lien avec les symptômes (NICE, 2009).

La thérapie cognitivo-comportementale est une thérapie structurée, limitée dans le temps et qui a trois buts principaux :

La réduction de la détresse et du dysfonctionnement associé aux symptômes résiduels psychotiques
La réduction des réactions affectives, anxieuses, et l’amélioration de la gestion des émotions
La promotion de la participation active de l’individu dans la maîtrise du risque de rechute et du dysfonctionnement                            social

Selon Fowler (1995), la TCCp comporte six étapes :

Engagement et évaluation
•          Utilisation de stratégies d’adaptation cognitivo-comportementale pour les symptômes psychotiques afin de                                                           promouvoir  l’espoir et l’impression de contrôle.

Centre l'Entre-Toit point de service Agnès
Hebergement santé mentale et réduction des méfaits
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